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90.1 FM à Toulouse

   

L'émission dIsCo toulousaine

Le funk !
 
Le funk

La promesse du grand rêve américain d'égalité raciale, symbolisée par la Soul des années 60 et le mouvement l'accompagnant pour les droits civiques (Civils Rights Movement), n'est plus d'actualité au courant des années 70 ("Say it loud, I'm Black and I'm proud" de James Brown). Issu de la Soul et du Rythm'n blues, le Funk est une réponse à la quête de la reconnaissance du peuple afro-américain estompée par les morts de Malcom X (1965) et Martin Luther King (1968).
Le Disco, musique popularisée pour les blancs ne fait que peu d'adeptes auprès de la communauté noire. Les expérimentations de Sly et sa Family Stone, ainsi que les pérégrinations de James Brown posent les bases naissantes du Funk à la fin des années 60. Les maîtres "funky" sont George Clinton et son Funkadelic, ainsi qu'une palanquée de musiciens formés par James Brown comme Bootsy Collins (basse) ou Maceo Parker (saxophone) qui suivront les enseignements du "Soul Brother".
Une orientation musicale de Club caractérise le Funk de la fin des années soixante-dix avec des groupes comme Kool and the Gang, Earth Wind and Fire, Grace Jones et surtout Chic avec l'album "C'est Chic" en 1978 emmené par le duo Nile Rodgers et Bernard Edwards. Cela ouvre la voie pour les "eighties" aux figures phares du business musical américain que seront Michael Jackson et Prince.
Depuis l'âge de 5 ans, Michael ou Mickey pour les intimes, brûle les planches au sein des Jackson 5. En 1979, ce sera le début des hits mondiaux avec l'album "Off the Wall" et suivi en 82 de "Thriller" produient par le maître incontesté Quincy Jones. Le savant mélange de Funk aseptisé et de musique Pop blanche seront les ingrédients principaux de ces succès Jacksoniens.
Roger Nelson dit Prince, guitariste virtuose et pantin loufoque sera l'autre figure emblématique de ce début dès 80 marquant à tous jamais l'avenir du Funk. De Minnéapolis dans son studio Paisley Park, l'innomable confectionne une alchimie sonore qui laissera son empreinte sur toute cette décennie.
En France, le déferlement du funk américain retentira sur toutes les ondes radios avec l'arrivée des radios libres et de la bande FM.
Puis, les années suivantes voient l'arrivée de nouveaux styles, que ce soit le courant amorcé par la Hi-NRG, avec le hit "Do you really want to hurt me ?" de Culture Club symbole de l'année 82, ou la future Pop-Dance électronique représentée par Frankie Goes To Hollywood, Depèche Mode ou Yellow Magic Orchestra du japonais Ryuichi Sakamoto. Sans oublier bien-sûr le travail de fond accompli par Kraftwerk.

Discographie funk sélective

George Clinton "Funkadelic", "Parliament Live - P Funk earth tour"
Chic "C'est Chic", "Risqué"
Prince "1999", "Sign O' the Times"
Michael Jackson "Off the Wall", "Thriller"
Grace Jones "NightClubbing", "Slave to the Rhythm"
Earth Wind and Fire "That's the Way of the World"
Kool and the Gang "Live at the Sex Machine"

Le rythme funk

par Tommy Nobyn
Tout comme le rock'n'roll, le disco, malgré son côté expérimental, avec l'appport des sons synthétiques et électroniques, finira par épuiser toutes ses ressources. La fièvre du samedi soir s'apaisera et les adeptes de John Travolta seront en quête d'une nouvelle forme de danse et de d'autres rythmes. Nous sommes en 1979 et avec le funk, apparaît un courant musical plus sophistiqué, une forme plus agressive du rythm'n blues. Moredor, fort de son expérience dans les arrangements disco, en capturant la fascination du public pour tout ce qui est cybernétique et spatial, va permettre au funk d'hériter de l'électronique. Les anciennes stars se reconvertiront facilement, en adoptant des rythmiques plus "funky", tandis que Prince, futur souverain du funk, obtient son premier succès avec "I Wanna Be Your Lover". En puisant sa force rythmique dans tous les styles de la musique noire américaine et en particulier dans le jazz, le funk s'enrichira de plusieurs variantes pour donner le disco funk, la soul funk, le latin funk, etc. Dans ce nouveau style de musique, tous les éléments de la batterie, ainsi que de nombreuses techniques du jeu jazzy seront utilisés, tels que les syncopes, les contretemps, les breaks et les changements de rythme.
Le tableau des instruments utilisés dans la musique funk démontre bien que ce nouveau style marquait un retour à la polyphonie rythmique. Pour étoffer cette polyphonie, les ingénieurs du son auront recours à la technique de l'overdub qui consiste à superposer les enregistrements. Tout comme le disco, le rythme funk est essentiellement binaire (huit croches égales par mesure constamment entendues), mais il peut aussi emprunter le style ternaire du jeu jazzy. La batterie, en particulier, va piloter l'ensemble des instruments rythmiques supportant les sons électriques et électroniques. Cependant, le beat régulier du disco est resté intact : il est simplement remplacé, tantôt par la caisse claire ou par le clapping des boîtes à rythme et décalé sur chacun des temps faibles de la mesure. Le charleston associe le binaire au ternaire, en alternant les triolets de croches et de doubles croches. D'un autre côté, la basse électrique qui joue en complicité avec le batteur, développe des lignes mélodiques très riches, tout en accentuant le jeu de la polyrythmie. Sans être aujourd'hui complètement détrôné par les nouveaux courants musicaux, l'on peut dire que le funk est la fois la synthèse de tous les styles de la musique noire américaine et une formidable fusion entre le jazz, l'électronique et la dance music.

Le groupe
L'histoire
Maurice White
Verdine White
Philip Bailey
Ralph Johnson
Les liens utiles
Le site officiel
Le site de Maurice
Le site de Philip
Le site de Ralph
 
 
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